Écosystème: Los Chimalapas au Mexique
La région de Los Chimalapas, située au sud-ouest de l’État d’Oaxaca, est recouverte d’une dense mosaïque de forêts. Grâce à ses écosystèmes riches et à sa grande biodiversité, cette région compte parmi les zones les plus riches en espèces du continent américain.
Les forêts de Los Chimalapas s’étendent sur une superficie totale de 594 000 hectares, dont environ 350 000 hectares de forêt de haute montagne, 60 000 hectares de forêt de pins et de chênes et 55 000 hectares de forêt pluviale de montagne.
Outre leur importance écologique, les forêts de Los Chimalapas sont considérées, par les experts, comme les plus importants régulateurs hydrologiques du Mexique, car la dense couverture végétale des écosystèmes de la région capte et tamponne le ruissellement des eaux de pluie. De plus, elles agissent comme de très importants régulateurs des écoulements de surface dans les bassins versants des fleuves Uxpanapa, Coatzacoalcos et Grijalva du côté du golfe du Mexique, ainsi que dans les lagunes côtières des États d’Oaxaca et du Chiapas du côté de l’océan Pacifique.
Cette région revêt une importance majeure, non seulement pour le Mexique mais également à l’échelle mondiale, en raison de sa valeur écologique singulière. Pourtant, elle est menacée par une déforestation excessive liée à l’exploitation de bois précieux ainsi que par le commerce illégal d’espèces exotiques. À ces pressions s’ajoutent les mutations de l’affectation des sols, l’expansion de l’élevage intensif et la persistance de crises agricoles dans les États voisins.
Face à ces enjeux, les communautés autochtones, qui peuplent historiquement cette région et y conservent leurs territoires, défendent avec constance ses ressources naturelles. Leur message délivré au monde entier : « Défendre Los Chimalapas, c’est préserver une chance d’avenir pour l’humanité. »

Le dérèglement climatique d'origine humaine est depuis longtemps une réalité. Conserver les forêts tropicales est la clé de la protection du climat.

Les forêts tropicales sont une composante centrale du système climatique local et mondial. Leur rôle est vital pour le climat.

Crise climatique et extinction des espèces sont deux crises existentielles étroitement liées qui s’exacerbent mutuellement. Nous devons les aborder ensemble.

L’augmentation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère n’a pas partout les mêmes effets. Dans ce contexte, les scientifiques parlent de "points de basculement".

Les nouveaux termes utilisés dans le débat public, malgré leur consonance positive, se révèlent souvent vides de sens, voire à l’opposé de ce qu’ils semblent décrire.

Les forêts stockent d’énormes quantités de carbone et régulent le cycle de l’eau. Leur sauvegarde au niveau mondial est essentielle pour la protection du climat.

Protéger le climat sans avoir à réduire nos émissions : une hypothèse, belle mais absurde, d’une pléthore de systèmes de compensation, d’indemnisation et de crédits carbone.